Comment une organisation peut-elle être efficace, réactive et, simultanément, ouverte au débat et à la construction collective ?

Loin de n’être qu’un supplément d’âme, la question de la démocratie interne d’une organisation est centrale. Elle est révélatrice du rapport au pouvoir de ses membres et de leur capacité à l’exercer démocratiquement. Elle est d’autant plus fondamentale quand il s’agit d’organisations qui mettent l’émancipation au cœur de leur projet. Or les dérives autoritaires, les tendances oligarchiques, les phénomènes de cour sont bien trop courants dans les organisations actuelles. La question de la démocratie interne doit donc être structurante dans la réflexion à mener pour tout projet politique. Le fonctionnement interne d’une organisation est une façon d’incarner les idéaux qu’elle prétend défendre. cersei-vin-e1481793839930

Chaque organisation répond selon ses propres objectifs, ses propres convictions, et parfois selon les moyens dont elle dispose, à la question du fonctionnement commun. Au-delà de la question organisationnelle, la démocratie interne peut par ailleurs devenir un important levier de mobilisation des militants et des sympathisants comme d’appropriation du parti par le plus grand nombre.

Pour lancer la discussion sur les formes, les moyens de participation, et plus généralement la démocratie interne que pourrait instituer une organisation cherchant l’émancipation populaire, nous présenterons deux exemples : Sud-PTT et Podemos. Le syndicat Sud-PTT a placé la démocratie interne au cœur de son projet syndical. Il a ainsi cherché à limiter la délégation et à développer des pratiques anti-hiérarchiques. En Espagne, le parti Podemos compte près de 1000 cercles militants auto-organisés, utilise des méthodes de participation massive (150 000 participants lors du dernier vote sur les statuts du parti), mais présente un exécutif fort. Quels sont les points forts de ces projets et les limites de leur mise en pratique ? Quels écueils pointent-ils ?
Retrouvez ci-dessous des textes introductifs pour préparer la séance.

Pour en débattre, nous vous proposons une troisième séance de la « fabrique des lilas » :

La démocratie au sein des organisations – De Sud-PTT à Podemos, projets, pratiques et limites

Mardi 28 février — 19h30

Bar Le Lescot (salle à l’étage)
5, rue Lassus (à la sortie du métro) à Paris (19e)
Métro Jourdain (ligne 11)

Pour retrouver le programme et la présentation de la fabrique des lilas : c’est ici ! 

Pour préparer cette séance de la fabrique des lilas et nourrir notre réflexion, vous trouverez à consulter ci-dessous (ou à télécharger en lien) un choix de textes qui abordent au travers de l’expérience du syndicat Sud-PTT et de Podemos le thème de cette « fabrique » et permettent de documenter ces tentatives de mettre en place un projet de démocratie interne, les conditions de sa mise en pratiques… et ses limites :
Extrait de Alberto Amo, Alberto Mínguez, La politique en mouvement, Paris, La dispute, 2016 : La question de « l’élitisme démocratique » / La structure organique adoptée par Podemos / L’importance d’internet
Pernot Hélène, « Sud et la rénovation démocratique de l’action syndicale : la voie participationniste », Mouvements, 1/2002 (no19), p. 120-125.

Retrouvez ci-dessous la compilation des textes :

 

 

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