Depuis les années 1980, de nombreux pays dont la France ne peuvent plus emprunter auprès de leur banque centrale.

Au nom de la « discipline budgétaire », les gouvernements ont choisi de ne s’endetter qu’auprès des marchés financiers et des banques.

Cela n’est pas sans conséquence : les États doivent payer des taux d’intérêts élevés qui font mécaniquement augmenter la dette…

Les taux d’intérêts ont fait augmenter la dette par un effet « boule de neige »

La dette publique a été contractée à des taux souvent excessifs, essentiellement à la fin des années 1980 et dans la première moitié des années 1990.Ces taux ont provoqué un effet boule de neige qui pèse encore sur la dette actuelle : des intérêts élevés alourdissent la dette et entraînent de nouveaux emprunts à des taux élevés, etc. Cet effet boule de neige compterait pour un tiers de l’augmentation de la dette depuis les années 1980 selon le collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC).

Une dette illégitime construite contre l’intérêt public

On estime à 24 % de la dette publique de 2007 (et 29 % de celle de 2012) l’impact cumulé de ces taux d’intérêt excessifs. Cette dette n’a pas été contractée dans l’intérêt public parce qu’il a procuré des profits financiers exorbitants aux détenteurs des titres publics, les banques en première ligne, et a bénéficié exclusivement à des catégories sociales qui ne sont en rien représentatives de l’ensemble de la population. C’est pourquoi on peut la considérer comme illégitime.

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Une solution : sortir la gestion de la dette des marchés financiers

Pour les experts de la résignation, nous n’aurions pas d’autre choix : il faudrait donc faire acte de « réalisme » et se soumettre aux exigences des marchés financiers. Pourtant, il est possible de casser la mainmise de la finance sur nos économies. A commencer par rétablir la possibilité, pour les États, d’emprunter ailleurs que sur les marchés financiers, par exemple auprès de la banque centrale.

Les marchés financiers conduisent nos sociétés dans l’impasse. La crise financière de 2008 et ses conséquences dramatiques en témoignent. Sous prétexte d’efficacité, ils imposent des politiques qui bénéficient aux possédants. S’en émanciper est urgent ! D’autres mesures doivent être prises dans ce sens : annulation de dettes, séparation bancaire, interdiction de produits financiers toxiques… L’objectif : se redonner les moyens d’un financement public et démocratique de l’économie.

Pour en savoir plus :

 

 

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